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La SaintéLyon avec les tripes

La SaintéLyon avec les tripes

Le samedi 03 décembre 2016 à 23h40,  près de 17000 personnes ont pris le départ de la mythique SaintéLyon pour un périple de  72 km entre Saint-Etienne et Lyon dans l'obscurité et le froid,

Pour la petite histoire, les 72 km ont été avalés par Emmanuel Meyssat, chez les hommes en 5 heures 17 minutes et 27 secondes et chez les femmes, en 6 heures 35 minutes et 36 secondes par Juliette Bénédicto.

Mais pour beaucoup de participants, le  gros défi n'était pas de réaliser un bon chrono mais c'était surtout de connaitre l'ivresse  et le bonheur de passer sous l'arche d'arrivée aprés 72 km de souffrance et de doute.

Cette belle histoire, un de nos adhérents l'a vécu ce jour-là et il vous en relate les moindres détails

"À mes débuts en course à pied, il y avait une course qui me faisait rêver : la Saintélyon en solo.

Je ne sais pas pourquoi, peut-être les différents récits lus des coureurs qui l’ont tenté, ou alors le fait que cela soit la plus vieille course trail de France, le côté mythique comme Marvejols - Mende…

Le 4 avril, 10h, ouverture des inscriptions.
Je suis devant l’écran, prêt à cliquer, j’hésite,… c’est quand même 72kms, en trail !
Allez, qui ne tente rien, n’a rien !

Ca sera mon objectif de l’année 2016. Pas de temps cible, juste finir.

L’année 2016 a donc été consacrée à la préparation de la Saintélyon, avec quelques courses dont Marvejols-Mende ou Marselle-Cassis.

Vendredi 2 décembre, départ en groupe avec des amis, pour Lyon. Arrivée fin d’après-midi à l’hôtel, et on file retirer nos dossards !

On s’attendait à ce que cela soit la foule des grands jours, mais au final, on a pu retirer très rapidement nos sésames. 

Les dossards sont attribués en direct, on ne connait pas son numéro avant. J’ai le 224 ! 

On fait un tour sur le salon dédié à l’évènement, quelques photos (enfin quelques…. :) .
Le soir, resta pour ravitailler les troupes.

Le samedi sera consacré au repos, lever pas trop tôt, petit-déj’ tranquille, discussion avec les autres coureurs pour faire passer le temps.
Midi : pâtes !

Puis après-midi sieste pour ceux qui peuvent, sinon repos complet.

À 17h on commence à se préparer, pour un départ de l’hôtel à 18h afin de prendre le bus qui nous mènera à Saint-Étienne. 

On monte enfin dans le bus à 19h15.

En route pour Saint-Étienne !

Arrivés 1h plus tard, on fait un tour dans la 1ère halle pour aller chercher un thé, puis nous nous rendons dans la 2nde afin de nous poser.

On a prévu des tapis de sols à moins de 2€ qu’on laissera sur place pour nous asseoir.

On a un peu plus de 3h à attendre…

On dîne, on discute, on rigole beaucoup, on se prend en photo.. bref on fait passer le temps.

23h00, en avant pour la ligne de départ, on veut être dans le 1er sas !

23h10 on est dans les starting-blocks avec des couvertures de survie sur nous, il fait froid.

C’est là qu’on se rend compte qu’il y a beaucoup de monde. Mais ça va, on partira dans les premiers.

23h40

5… 4… 3… 2… 1…

C’EST PARTI !

Je m’élance avec mon groupe, nous partons à 8 : Christine, Marie, Gilles, Mathieu, Léo, Olivier, Marjorie et moi. Les autres ont des objectifs, ils filent devant.

Saint-Etienne - Saint-Christo : 16km -  02h09 - 495m D+

Les 7 premiers kilomètres sont urbains, pas très jolis.
Puis nous attaquons les chemins.
Il y a du monde, beaucoup de monde, mais ça ne bouchonne pas.

On essaye de rester ensemble, mais c’est difficile.
Au premier monotrace je perds mon groupe… Je retrouve Léo, qui ne va pas fort. Je reste avec elle un moment, mais elle me dit d’avancer, de ne pas l’attendre. Je la laisse, et pas avec plaisir.

J’accélère un peu pour tenter de retrouver le reste du groupe… Ah, le bonnet jaune de Marie !
On est de nouveau ensemble, mais Gilles et Mathieu ont filé.

On alterne course et marche dans les montées, on discute, on rigole (encore).
Sur les conseils de Géraud ou de Stéphane Durand, je n’oublie pas de manger et de bien m’hydrater.. mais j’ai fait une erreur qui va me pénaliser durant 35 kms. En effet, dans la hâte je bois un bonne rasade d’un de mes bidons, mais sans prendre la peine de réchauffer le liquide dans ma bouche avant de l’avaler, erreur !!!

Peu avant le 1er ravito de Saint-Christo on cale ce qu’on fait. Pas plus de 5 min d’arrêt, remplissage des bidons, on prend à manger et on file.
On se remet en route

Saint-Christo - Sainte-Catherine : 12km - 02h12 - 309m D+ (depuis le départ 28km - 04h21 - 804m D+)

Il fait froid ! -6°C

Il y a des portions boueuses.

Ca ne va pas trop, j’ai mal au ventre, des crampes d’estomac et des nausées. L’erreur d’avoir bu trop froid. Je n’arrive pas à manger, j’ai des haut-le-cœur. Je peux boire par contre

Olivier et Marjorie, passent devant, on ne les reverra qu’à l’arrivée.

Je décide de rester avec Marie et Christine, en groupe on est plus fort.

On alterne les montées et les petites descentes.

J’ai mal au ventre !! Ca me mine… vais-je pouvoir finir la course ? si je ne peux m’alimenter ça va être compliqué.

Il y a toujours autant de monde, le ballet des frontale est magnifique, ce long serpentin quand on se retourne fait rêver.

On rejoint le ravito de Sainte-Catherine.

Il y a 2 tentes face à face, c’est un peu la cohue pour arriver à attraper à manger ou à boire.

On s’est donné 10 min maximum, pour souffler un peu car une portion difficile nous attend.

Il fait toujours froid, et avec les vêtements mouillés, on décide de reprendre la route.

Sainte-Catherine - Saint-Genou : 12km - 02h33 - 337m D+ (depuis le début 40km - 06h54 - 1141m D+)

Ca ne va pas mieux, à plusieurs reprises je me dit que si je ne peux pas manger, je vais devoir arrêter.

Ne pouvant que boire, j’ai rempli mes 2 bidons de boissons isotoniques, ça sera déjà ça.

On attaque une portion plus en forêt, avec la traversée du fameux Bois d’Arfeuille, la boue se fait de plus en plus présente, et en plus cette portion forestière est en descente, ça glisse, ça tire dans les quadriceps, mais ce n’est rien face à ce qui nous attend… La montée du Rampeau : 200m D+ sur 750m avec une pente à 20% !

Cette montée, se fait à la queue leu-leu, elle fait mal, on souffre, il fait froid, on commence à fatiguer (il est tout de même plus de 5h du matin), je frôle l’hypoglycémie. Mais on est en groupe, Marie nous « tire » vers le sommet, non sans nous crier dessus, mais ça motive ! 

On l’a passé ce Rampeau.

On attaque une portion, normalement, plus roulante qui redescend vers le ravito de Saint-Genou, mais avec la boue il faut faire attention.

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai un moment de mieux, « j’accélère » et je lâche les filles, me disant qu’on se retournera au ravito.

Saint-Genou, ravito seulement liquide, pour moi ça ne change pas grand chose…

Je remplis mes bidons de nouveau, et je tente de boire du Pepsi, 2 verres, je me pose 10 minutes pour attendre Marie et Christine, sans les voir… en fait je les ai raté sans le savoir… je reprends donc ma route, seul.

Saint-Genou - Soucieu-en-Jarrest : 12km - 2h27 - 308m D+ (depuis le départ 52km - 09h21 - 1449m D+)

Quelques kilomètres après le ravito, mon estomac gargouille ! Le pespi a dû faire du bien ! Je me jette sur une Cliff Bar, que j’avale avec une rasade d’eau (que je réchauffe :) ).
Ca me remonte le moral, je vais pouvoir continuer dans de meilleures conditions.

Depuis le ravito, je me sens bien mieux, j’ai envie d’en découdre comme jamais. Sauf blessure, j’irais au bout ! Hors de question d’avoir fait tout ce chemin, pour arrêter là.

En haut du montée, je regarde ma montre : 42,2 km… je suis marathonien !!!

En pleine course, une douleur sur la face externe du genoux droit se fait sentir ! Non pas le syndrome de l’essuie-glace, pas maintenant !! Hé si, c’est bien lui. Il me reste environ 28km pour rejoindre l’arrivée. Sur le plat c’est sensible, mais en descente/montée j’ai mal. J’ai de grandes jambes, je marche vite, même plus vite que certains coureurs (bon pas comme Yohann Diniz non plus :) ).

Je sens que ça va être long, en marchant, mais pas le choix. Je suis déçu mais je serre les dents, au sens propre.

Heureusement que le spectacle de la campagne qui se réveille entre 6h30 et 8h est magique. Je traverse des fermes, les agriculteurs emmènent leurs vaches à la traite… Il est 7h du mat’ la banlieue de Lyon s’éveille.
J’en profite pour immortaliser ce lever de soleil en prenant une photo. 

Enfin le ravito de Soucieu, il s’est fait désirer.

Soucieu - Chaponost : 10km - 1h40 - 142m D+ (depuis le départ 62km - 11h01 - 1591m D+)

Je me rends aux tables de ravitaillement solide pour manger du salé, j’ai envie de TUC. Et je croise une copine, qui m’annonce qu’elle abandonne car elle a trop mal à la hanche… mince !

2 autres copines, faisant l’assistance viennent me voir pour me dire que j’ai manqué de peu Marie et Christine. Re-mince !

Elles ont de quoi me strapper le genoux : un strap et ça repart :)

Je reprends des TUC et je file.

J’essaye de courir pour rattraper les filles, ça tire, je marche vite.

Et je me rends compte que j’ai oublié de remplir mes bidons ! Tant pis j’en ai un presque plein ça ira.

Au bout de près de 2km je rattrape les filles, on est enfin réunis, on va pouvoir finir ensemble.

On blague, on rigole, on se raconte nos petits bobos, et les 10km passent sans qu’on s’en rende compte.

Le parcours est surtout plus roulant.

On arrive au dernier ravito de la course, avant l’arrivée.

Chaponost - Lyon : 11km - 1h55 - 226m D+ ( depuis le départ 73km - 12h56 - 1817m D+)

C’est devenu une habitude, bidons, TUC, sourires des bénévoles qui font du bien, 2 tranches de saucisson et on repart.

Il ne nous reste « plus » que 11km ! 

11km ce n’est rien, mais vu notre état, c’est difficile et fatiguant, mais on avance quoi qu’il advienne. On croise de nombreux coureurs qui marchent comme des zombies ou paraissent perdus… on évite de trop les regarder… il reste moins de 10kms…

On discute avec tous les coureurs qu’on croise, on sympathise avec certains, je crois que c’est ça aussi l’esprit de cette course et du trail, et puis on est pas en élite nous, on a le temps de blaguer.

Quelques montées, qui ne nous font plus peur.

Et on est à l’abord de LYON ! ENFIN !

Sauf, qu’avant de rejoindre la hale Tony Garnier, on va devoir gravir une jolie butte, bien raide. On lui a donné quelques jolis noms d’oiseaux d’ailleurs :)

On s’accroche, et on arrive sur les quais ! On voit le pont des Confluences ! Ca sent bon l’arrivée (et un peu moins sur les quais).

Montée et descente d’escalier, et on est sur le pont.

Les copains qui ont fait la course sont là, ils nous encouragent, certains courent à nos côté, ça fait du bien…

Il reste 500m….

On entre dans l’enceinte  de la halle.

100m….

On passe sur le lecteur de puce : 12h 56m 43s

Et on entre dans la halle, putain (désolé) qu’elle est belle cette arche, que l’on passe tous les 3 ensemble.
J’en ai les larmes aux yeux !!

Je suis Finisher de la Saintélyon !!!!! 

Quel bonheur !

Objectif rempli.

En quittant la halle, j’ai donné rendez-vous à la Saintélyon l’an prochain, et cette fois avec un objectif de temps ;)

Merci de m’avoir lu.

Cyril REZOUG"

 

 

RESULTATS COMPLETS

 

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